Le PT pointe les interdictions et les arrestations durant les marches du 48ème vendredi

 Le PT pointe les interdictions et les arrestations durant les marches du 48ème vendredi
Par Hakim Megati | 18 Janvier 2020 | 15:41

Le Parti des Travailleurs (PT) qui constate  que les Algériennes et les Algériens sont sortis «massivement» durant le 48ème vendredi et démontré leur «détermination»  de prendre leur destin en main, note néanmoins «l’interdiction» de manifestations dans  plusieurs wilayas et des «interpellations de dizaines de manifestants».

Dans un communiqué ayant sanctionné la réunion du Secrétariat permanent de son bureau politique et rendu public aujourd’hui samedi, le PT dénonce ces arrestations «arbitraires et exige leur libération immédiate et inconditionnelle».

L’instance suprême du parti de Louisa Hanoune exprime ses «vives inquiétudes face cette nouvelle escalade» et  exige que cesse la «persécution» qui frappe des militants engagés (es) dans la révolution.

«Rien ne peut justifier le maintien des dizaines de détenus (es) politiques et d’opinion dont Louisa Hanoune, Secrétaire générale du PT, de Karim Tabbou, Coordinateur de l’UDS,  d’Abdelouaheb Fersaoui, président du RAJ», lit-on dans ce communiqué.

 Le PT estime que l’édification d’une «nouvelle république» telle  que promise par le président Tebboune, sous-entend «naturellement le départ du système en place et la permission au peuple algérien de débattre «librement de ses choix politiques et notamment de la forme et du contenu des institutions qu’il souhaite mettre en place».

En l’occurrence, le PT estime que l’ouverture du champ politique, des médias publics et privés, des espaces publics au libre débat citoyen, la libération de tous les détenus (es) politiques et d’opinion, le respect des libertés démocratiques … «sont des conditions sine-qua-non pour permettre au peuple algérien de décider librement de son sort».

Et de réitérer enfin  sa revendication d’une assemblée constituante souveraine qui, lit-on, « actera la naissance de la nouvelle république par une constitution élaborée souverainement à partir des revendications et aspirations politiques, économiques, sociales, culturelles qu’expriment les millions d’Algériennes et d’Algériens depuis onze mois». (photo d'archives)

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