Justice : le bras de fer se durcit entre Zeghmati et le syndicat des magistrats

 Justice : le bras de fer se durcit entre Zeghmati et le syndicat des magistrats
Par Nabil Semyane | 30 Octobre 2019 | 11:37

Pour la quatrième journée consécutive, les tribunaux sont quasiment paralysés, notamment au niveau de la capitale où la grève des magistrats reste largement suivie.

Les salles d’audience sont vides, les magistrats, présents sur les lieux et en robe, se livrent à des palabres en aparté dans la salle des pas perdus, alors que des citoyens, venus pour des rendez-vous ou des affaires les concernant, font le constat de la situation  avant de repartir chez eux, avec  une colère à peine contenue.

La poursuite de la grève aujourd’hui est la conséquence de l’échec de la rencontre de médiation qui aurait eu lieu hier, au siège du ministère, selon des sources médiatiques.

Dans son dernier communiqué, le syndicat des magistrats se montre inflexible en expliquant que sa décision de recours à la grève « est loin d’être improvisée et précipitée", ajoutant que « les revendications sont objectives ».

Les revendications, du moins la plus importante, soutenue d’ailleurs même par le Conseil supérieur de la Magistrature, est le retrait pur et simple du mouvement annoncé le 24 octobre par le ministère de la Justice et qui concerne pas moins de 3.000 magistrats entre promus et mutés.

Le ministre de son côté, se montre intransigeant par rapport au maintien de ce mouvement, s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre la corruption, et suggère aux magistrats insatisfaits d’introduire des recours.

« C’est une première, c’est quelque chose de fondateur ce que viennent de faire les magistrats qui ont le moyen d’imposer l’autonomie de la justice, ma conviction est que le pouvoir va reculer et renoncer à ce mouvement, car il a besoin des magistrats pour ses élections du 12 décembre, commente un avocat du barreau d’Alger

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