Les résultats des légilatives dévoilés par le président de l'ANIE, ne sont pas exempts de surprises, qui viennent faire mentir les scénarii écrits d'avance par les observateurs et les responsables des partis eux-même.
La première surprise vient du FLN, l'ex-parti unique qui refuse de mourir, alors qu'il est condamné par le Hirak qui avait appelé à sa mise au musée, alors que le président Tebboune, soucieux de ne pas subir les contre coups de son héritage bouteflikien, a marqué une distance ostensible,par rapport à sa Direction actuelle.
L'ex parti unique sort donc vainqueur de cette consultation avec un score de 105 sièges, alors qu'il en comptait 161 dans la chambre sortante, soit une perte de 56 sièges qui ne l'empêche pas de rester la première force à l'APN.
Avec cette victoire, quand bien même elle manque de panache, Abou El Fadhl Baâdji va devoir sauver sa tête face aux assauts de ses adversaires et ses enemis intimes qui souhaitaient une déroute électorale du parti pour lui porter l'estocade. Raté donc pour eux, ils doivent désormais chercher d'autres angles d'attaque.
La deuxièmesurprise, c'est les candidats indépendats, notamment les jeunes. Certes, les observateurs s'attendaient à les voir émérger dans le paysage, surtout qu'ils ont bénficié d'un coup de pousse du pouvoir, à commencer par le président Tebboune qui entendait, à travers leurs candidatures amorcer le renouvellement du paysage politique.
Mais arriver à la deuxième position avec un score de 78 sièges, c'est juste énorme pour des novices en politique qui vont appporter une touche de jeunesse et de fraicheur à l'APN, souvent assimilée à une chambre de caciques grabataires.
Et que dire du MSP ? La déception de sa direction doit être enormissime. Et pour cause, son président Abderazak Makri a revendiqué hier la victoire de ses listes dans toutes les wilayas et même dans l'émigration.
Appelant même le président Tebboune "à protéger les voix de la volonté populaire" dans ce qui semble à une forme de pression, aorés avoir d'ailleurs évoqué des cas de tentatives de "manipulation des résulats.
Une sortie médiatique du chef du MSP prise comme une attaque contre "la probité" de l'ANIE dont le président , Mohamed Charfi, est monté ex-abrupto au créneau pour brandir un carton rouge contre l'impétueux chef islamiste qui nourrit des rêves de grandeur.
Quid du RND, le deuxième pilier de la majorité sortante ? Sans réaliser une prouesse, il a sauvé toutefois les meubles avec 57 sièges, soit une perte de 43 sièges par rapport à l'Assemblée sortante où il en comptait la centaine.
Quand à El Binna, il s'adjuge 40 sièges, soit un sacré rebond par rapport à la dizaine de députés dans la précédente chambre, mais le chiffre reste loin des prétentions de son folklorique chef, Abdelkader Bengrina, qui se prévaut d'être une force politique majeure sur l'échiquier.
L'autre enseignement à chaud,c'est la quasi disparition de la flopée de petits partis, les "Sanafirs", qui pensaient pouvoir profiter de la mise au banc des accusés des partis classiques pour se donner en Alternative.
Raté donc pour les Soufiane Djilali, Osmani, Benbaibéche, Sahli et consort qui doivent tirer les bonnes conclusions de leur déroute et surtout comprendre que le bon usage des médias ne suffit pas pour remplacer une base sociale qui reste le point d'appui essentiel.