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Le ministre des Finances annonce le lancement d’un emprunt obligataire sans intérêts

27-02-2017 14:54  N. S

Il y a quelques semaines, le ministre des Finances évoquait devant les journalistes, en marge d’une séance parlementaire, la possibilité pour le gouvernement de lancer un emprunt obligataire sans intérêts. Visiblement, l’idée a fait son chemin, puisque Baba Ammi est revenu lundi à la charge pour expliquer, au conditionnel, que le projet  devrait être lancé entre fin avril et mai.

"Nous sommes en train d’étudier un projet de lancement d’un nouvel emprunt obligataire pour cette année, mais sans intérêts", a confirmé le premier argentier du pays, en précisant que la durée de cet emprunt obligataire s’étalera de trois à cinq ans et dont les titres ne seront pas éligibles à la Bourse puisque actuellement, les titres éligibles à cette institution boursière sont ceux de 7, 10 et 15 ans, appelés OAT (obligation assimilés du Trésor).

Sans donner  plus de détails sur cette opération financière, le ministre  s’est limité à dire qu’elle était pour le moment  en cours d'étude et que le projet devrait être d’abord présenté au gouvernement. "Si le gouvernement adopte cette démarche, on lancera cet emprunt", indique t-il encore.

Produits bancaires conformes à la chariâ

Le ministre des Finances enchainera  son propos sur les banques qui projettent  le lancement de produits bancaires sans intérêts conformément à la Chariâ. "Moi, je n’utiliserai pas le mot +islamique+, mais plutôt +participatif+. Ce sont des produits qui ne sont pas rémunérés par des intérêts, mais par les rendements des projets qui seront financés", dit-il , selon la déclaration rapportée par l’APS. D'après Baba Ammi, un travail est en cours au niveau de banques pour lancer ce type de produits vers la fin de l’année 2017.

Interrogé sur la situation économique du pays, le ministre a relevé qu’elle était "difficile" sur le plan financier mais que la situation est"maîtrisée".  "Au vu des résultats économiques de l’année 2016, nous sommes très confiants sur la possibilité de surpasser cette situation, mais il faut qu’il y ait une discipline budgétaire dans l’application de la loi'', a-t-il fait valoir.    



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