Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a indiqué, hier, que l'effectif des universités algériennes atteindra durant l'année 2019/2020 quelque 2 millions étudiants contre un peu plus de 1.730.000 pour l'année 2018/2019.
Présentant à Paris les nombreuses réalisations algériennes dans le domaine de l’enseignement supérieur au cours d'une table ronde, le ministre a rappelé que d’une université et deux écoles à Alger en 1962, l’Algérie est passée à 106 établissements universitaires en 2018 avec respectivement 2 375 étudiants en 1962 et 1.730.000 étudiants aujourd’hui.
Il a, dans le sillage, précisé qu'"on passait ainsi de 3 étudiants pour 10.000 habitants à près de 400 étudiants pour 10.000 habitants en 2017/2018" et que ces effectifs vont augmenter pour atteindre 2 millions en 2019-2020 et 3,5 millions à l’horizon 2030.
Tahar Hadjar a saisi l'occasion pour mettre en exergue que durant la période 1999-2018, l’accroissement de 270 % des effectifs des étudiants (407.995 étudiants inscrits dont 208.523 filles (51.1%) en 1999-2000, et 1.730.000 étudiants inscrits dont 1.081.250 filles (62,5%) en 2018). Alors que les effectifs des personnels enseignants ont connu un taux d’accroissement de 340 % passant de 17.460 enseignants en 1999/2000 à 60.000 enseignants en 2017/2018.
Abordant la question du genre dans l’enseignement supérieur algérien,chiffres à l’appui, le ministre a indiqué que les filles représentaient en 2017 62,5% des inscrits et 65.6% des diplômés dans les universités algériennes.
"Au niveau des études doctorales elles représentent aujourd’hui 52.5% des effectifs", a-t-il ajouté, précisant que sur près de 60.000 enseignants universitaires tous grades confondus, près de 47% sont des femmes.