Une pénurie d'accessoires médicaux met les insuffisants rénaux en danger de mort

Une pénurie d'accessoires médicaux met les insuffisants rénaux en danger de mort
La Rédaction | 28 Juillet 2011 | 16:01

Les insuffisants rénaux souffrent depuis plus d'une dizaine de jours d'une pénurie des accessoires médicaux et des poches péritonéales pour une dialyse cyclique ambulatoire, a indiqué jeudi le porte-parole de la Fédération des insuffisants rénaux, M. Mohamed Boukhars. Ces accessoires médicaux sont utilisés par les insuffisants rénaux dont les artères et les veines ne répondent plus à la méthode classique de dialyse. Il s'agit d'une prothèse artificielle qui sert de raccordement entre la veine et l'artère utilisée pour une dialyse cyclique ambulatoire, a précisé M. Boukhars dans une déclaration à l'APS.

Cette prothèse est classée sur la liste des équipements médicaux hospitaliers spécialisés, selon l'intervenant qui a appelé le ministère de la Santé à l'inscrire dans la nomenclature des médicaments en vue d'éviter les pénuries fréquentes de ces équipements nécéssaires au malade. Il a, dans ce sens, déploré le manque d'intérêt voué à la production de ce genre d'équipements par l'industrie pharmaceutique locale ajoutant que l'approvisionnement est assuré par deux importateurs seulement. Ces équipements, a-t-il estimé, sont nécessaires pour les insuffisants rénaux et les personnes ayant subi une greffe.

Chaque malade a besoin de 10 poches par jour. Ces poches qui sont distribuées tous les trois mois doivent être conservées dans des pièces spéciales à une température ambiante mais souvent ces conditions ne peuvent être observées par les malades souffrant d'un problème de logement. Les médecins qui recommandent aux malades de réduire le nombre de poches en raison des pénuries mettent la vie des patients en danger, a-t-il estimé.

Pour sa part, le président de l'association algérienne de néphrologie, le Pr Tahar Riane a souligné que 300 patients à travers le pays attendaient avec impatience d'être approvisionnés par la pharmacie centrale des hôpitaux. Le laboratoire BAXTERE, importateur de ces poches a imputé la pénurie enregistrée ces derniers jours aux mesures relatives au crédit documentaire rappelant que la pharmacie centrale des hôpitaux est l'unique client du laboratoire avant de réitérer "son engagement à approvisionner régulièrement en poches et équipements pédagogiques les médecins et infirmiers qui prennent en charge cette catégorie de malades".

Le responsable du laboratoire qui a tenu à rassurer les malades a affirmé que les poches péritonéales se trouvaient actuellement au niveau des Douanes et qu'elles seront disponibles "dans les prochains jours". Utilisées dans l'hémodialyse et la dialyse cyclique ambulatoire, ces poches coûtent au malade 2000 DA pour une seule opération non couverte par la sécurité sociale contrairement à l'hémodialyse qui se déroule dans les hôpitaux et coûte à la Caisse de sécurité sociale 6500 DA la séance

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