France: Le meurtrier du couple de retraités de Maurepas est passé aux aveux

France: Le meurtrier du couple de retraités de Maurepas est passé aux aveux
Par Ameziane Athali | 20 Septembre 2011 | 14:59

L’auteur du meurtre du couple de retraités de Maurepas (Yvelines), un Algérien de 32 ans vivant en France, est passé aux aveux lundi devant le procureur de la République de Versailles en relatant les faits et le mobile de son double crime.

Après vingt-quatre heures de dénégation, Benyahia Lezzaz a reconnu avoir assassiné les deux vieilles personnes. En effet selon France Soir Benyahia Lezzaz puisque c’est de lui qu’il s’agit a reconnu qu’il « fréquentait le couple de retraités depuis quelques temps » et le couple de retraités Marie-Louise Michenaud, 77 ans, et son mari Gilbert, 72 ans qu’il surnommait « Papy » et « Mamie » l’aidaient à régulariser sa situation en acceptant même de réceptionner son courrier à leur adresse.

Et le 1er septembre dernier «les victimes lui ont ouvert leur porte sans aucune méfiance » comme d’habitude sauf que ce jour là la lettre de son avocat, dans laquelle il lui réclamait des honoraires, lui fait « péter les plombs ». Alors l'homme furieux contre son avocat « se serait alors emparé d'une bouteille avant de frapper la retraitée » puis « Il aurait ensuite pris un couteau de cuisine et poignardé son époux ». Benyahia Lezzaz serait resté près de huit heures au domicile des victimes.

Il a déclaré aux enquêteurs que « dans un premier temps il avait parlé avec les victimes et qu'il aurait ensuite perdu connaissance durant un certain temps » du fait qu’il n’aurait pas pris ses médicaments. Il n’a quitté le domicile des Michenaud qu’une fois le code de leur carte bancaire obtenue sans préciser comment il a réussi à le faire.

Le lendemain, il effectuait des retraits d’argent et des achats pour 2800 € avant de s’envoler en fin de journée vers l’Algérie. « Son départ était prévu. Son titre de séjour arrivait à expiration le 8 septembre », précise Michel Desplan, le procureur de la République de Versailles. Comme prévu, il est rentré le 16 septembre. « Il pensait alors juste être entendu », précise Philippe Bugeaud, directeur de la police judiciaire de Versailles.

C’est finalement au cours de sa troisième audition qu’il a avoué, laissant planer toutefois quelques zones d’ombre. « Nous n’arrivons pas à comprendre comment cette personne, sans antécédents judiciaires, a pu arriver à ce déchaînement de violence inouïe sur deux personnes âgées qu’il connaissait bien », explique le procureur de la République qui souligne que l’homme, écroué et mis en examen pour assassinat et actes de torture ou de barbarie dimanche en fin de journée, « n’a émis aucun regret ni devant le juge d’instruction ni devant le juge des libertés et de la détention ». Deux juges d’instruction ont été cosaisis. Ils vont se pencher notamment sur son profil psychiatrique.

 

 

 

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