Sa maladie, ses relations avec l'Armée: ce qu'a dit le président Tebboune

Sa maladie, ses relations avec l'Armée: ce qu'a dit le président Tebboune
Par Nabil Semyane | 01 Mars 2021 | 23:06

Le président Tebboune  a évoqué son étant de santé au début de son entretien avec deux responsables de la presse nationale en confessant qu'il  est" passé par une phase très difficile', ajoutant à ce propos que la Covid-19 "ne fait pas de distinction entre un citoyen normal et un président ou un ministre.

Et tout en remerciant Dieu et en assurant qu'il a récupéré la plénitude de ses capacités  physiques et cognitives, le président Tebboune s'est attardé, non une certaine ironie, sur les rumeurs qui ont accompagné son hospitalisation.

"Le peule est rendu fou par la rumeur, dit-il, on m'a envoyé des vidéos dont les auteurs soutenaient que j'étais mort, que mon corps se trouvait dans la morgue, en attendant l'annonce officielle de mon décès."  

"On m'a tiré dessus", selon ces mêmes rumeurs, note encore le président Tebboune qui parle des centres qui ont orchestré ces rumeurs à partir de l'étranger, avançant un chiffre de 98 sites qui sont identifiés comme diffuseurs de ces rumeurs.  

Inversement à ces rumeurs alarmistes, le président Tebboune s'est montré reconnaissant à l'égard des citoyens, notamment dans les zones rurales,  "qui priaient  pour moi, qui me souhaitaient la guérison".

Outre son étant de santé, le président est également revenu sur ses relations avec l'Armée, à la lumière des ces rumeurs selon lesquelles "il est lâché par l'Armée", "il est seul","  ou encore il est "en conflit avec l'Etat-major".

Le président Tebboune avec la même ironie a tenu à démentir  en faisant valoir "la parfaite symbiose" qui existe entre lui et l'institution militaire, , ajoutant que cette dernière "est professionnelle, républicaine et loin de la politique. Son seul souci est la défense de la stabilité et la sécurité du pays".

Ceux qui alimentent les rumeurs à propos  de tensions entre le président et la haute hiérarchie militaire "n'ont rien compris aux changement intervenus en Algérie. Le temps où l'institution militaire avait ses représentants dans le Comité central du FLN est révolu", tranche t-il. Et  de conclure sur ce chapitre que "L'armée est mon meilleur appui et ma meilleure écoute".

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