Les étudiants en médecine en grève reconductible mardi et mercredi

Les étudiants en médecine en grève reconductible mardi et mercredi
Par Communiqué | 04 Avril 2011 | 23:45

Communiqué de presse.

Objet : Organisation de deux journées de protestation reconductibles par les étudiants en septième année de Médecine (Dits étudiants en stage interné de Médecine) Le mardi 05 et mercredi 06 Avril 2011.

Mesdames et messieurs,

Nous, étudiants en stage interné de la faculté de médecine d'Alger, après maintes réunions et moult concertations, avons décidé d'organiser deux jours de protestation reconductibles, et ce le Mardi 05 Avril 2011 et Mercredi 06 Avril 2011. Ce mouvement de protestation se fait à notre corps défendant, devant le mutisme observé par nos ministères de tutelles face à la plate-forme de revendications qui leur a été transmise.

En effet, une plate-forme commune à tous les étudiants en sciences médicales a été déposée, conjointement avec celle du Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens, le Lundi 7 mars 2011 au niveau du Ministère de la Santé et de la Réforme Hospitalière, du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ainsi qu’auprès de Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine d’Alger.

Un dialogue a été établi, suite à cela, entre les étudiants et le Doyen de la faculté de Médecine d’Alger, mais celui ci, a exprimé son impuissance à prendre en charge certaines de nos revendications qui dépendraient directement de nos ministères de tutelles. Par conséquent, nous comptons par cette action, exprimer à nouveau notre détermination à défendre nos droits.

Notre mouvement s'inscrit aussi en soutien à celui du Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens, dont les revendications légitimes nous concernent en tant que futurs professionnels de la santé. Les étudiants en stage interné de la Faculté de Médecine d’Alger.

Liste des Revendications des étudiants en stage interné de Médecine.

I-Volet pédagogique :

- Nécessité de définir les prérogatives de l’étudiant en stage interné : Ce qui est sensé être une initiation à la pratique médicale et une découverte du monde hospitalier se transforme rapidement en un véritable supplice sans aucun apport didactique. L’interne se retrouve imputé des taches qui ne relèvent pas de ses prérogatives, et qui restent encore mâles définies.

- Prise en charge pédagogique au cours des stages :

Elle devrait reposer sur la définition d’objectifs pédagogiques communs avec détermination de tranches horaires de formation pratique et théorique en vue d’une formation efficiente de l’Interne au cours de ses différents stages.

-Réévaluation de l’utilité des rapports de stage :

Concernant les étudiants en dernière année de médecine et proposer d’autres modalités d’évaluation. Nous souhaitons rehausser le niveau de notre formation et valoriser le doctorat d’étude en science médicale qui nous est délivré.

Concernant le concours d’accès au résidanat en médecine :

-L’unification des supports pédagogique :

L’identification des objectifs pédagogiques de ce concours nous parait être une condition sine qua à son bon déroulement. Les prétendants au concours trouvent en effet des difficultés à trouver un support pédagogique qui correspond aux exigences du concours, et qui serait surtout issus du programme algérien.

-Déroulement du concours :

Nous réclamant par ailleurs plus de transparence concernant le déroulement du concours et la publication des résultats.

II - Volet Socio-économique :

-Amélioration des conditions de travail :

La formation de l’étudiant en stage interné doit se faire dans des conditions de travail décentes (Accessibilité des espaces de travail, Chambre correctement équipée, présence de sanitaires, alimentation correcte.) Le service accueillant l’étudiant doit assurer entre autre sa sécurité au sein de l’établissement.

-Réévaluer la rémunération de l’étudiant en stage interné de médecine :

Cette rémunération qui initialement était calculée à partie du SMIC, n’a depuis des années pas été ré estimé. Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter, l’interne en médecine se voit attribuer une rémunération qui peut être qualifiée de ‘symbolique’ compte tenu de sa contribution aux activités du service et de la charge de travail qu’il lui est imputé.

-L’absence de prime pour le stagiaire interne en médecine :

Nous revendiquons le droit de bénéficier de primes, notamment la prime de risque, de contagion ainsi que la prime de documentation.

III -Volet administratif :

Le manque de communication au sein de notre administration : Des mesures simples seraient en mesures de palier à ce manque ; la publication régulière des informations ayant attrait à la vie estudiantine, la création d’un bureau d’accueil et d’orientation, ou encore l’établissement d’horaires d’ouvertures raisonnables des bureaux administratifs. Nous insistons également sur la nécessité d’établir un dialogue basé sur le respect mutuel entre étudiants et personnel administratif.

Nous rappelons que notre faculté dispose d’un site internet, ce dernier aurait pu constituer un support idéal de communication. Cependant le manque d’information qui y est disponible et la rareté des mises à jour ont contribué à sa désuétude. Par ailleurs nous attirons votre attention sur les horaires d’ouverture de notre faculté. Alors que les étudiants souhaiteraient disposer d’un espace de travaille accessible, notre faculté n’ouvre ses portes que cinq jours sur sept et ce uniquement jusqu’à 17 heure.

Le manque de représentativité des étudiants au sein de la faculté :

Ceci est en effet à l’origine d’un sentiment d’exclusion et d’absence de considération. Alors qu’on souhaiterait contribuer à améliorer et à optimiser le fonctionnement de notre faculté, forcé de constater que le dialogue est difficile à établir. Les étudiants sont rarement consultés et leur avis est exceptionnellement pris en compte.

La création d’un bureau de délégués représentatifs de l’ensemble des étudiants nous parait être indispensable afin d’établir un lien concret et tangible entre les étudiants et la faculté qui les accueille.

La lenteur administrative :

L’obtention d’un document relève souvent du parcours du combattant. Les conditions d’accueil consternantes, l’attente interminable et l’indisponibilité récurrente du personnel ont crée un sentiment de ras le bol généralisé chez les étudiants. La délivrance des diplômes provisoires d’études en sciences médicales en est l’exemple le plus marquant. En effet, après l’achèvement de son cursus, l’étudiant se voit contraint de patienter plusieurs mois avant d’y avoir accès. Quand au diplômes définitifs, ils ne sont obtenues que deux à trois ans plus tard.

Il parait indispensable que des mesures doivent être prises afin d’accélérer les procédures et permettre aux jeunes diplômés un accès rapide à la vie professionnel, ou une poursuite de leurs études dans des délais raisonnables.

Délivrance des autorisations d’exercer :

La délivrance des attestations de succès et des autorisations d’exercer devrait se faire en fin de cursus et ce dans des délais raisonnables. Les Internes ne souhaitent pas revivre la même situation que les médecins généralistes nouvellement diplômés qui jusqu’à ce jour sont privés de ses autorisations.

Collectif des Étudiants en stage interné de Médecine.

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