Covid-19 en Algérie, entre inconséquence et inconscience

Covid-19 en Algérie, entre inconséquence et inconscience
Contribution | 30 Avril 2021 | 14:26

La campagne de vaccination contre le Coronavirus (Covid-19)  a débuté  en Algérie le  30 janvier 2021, après la réception le 28 janvier 2021 d’un premier lot de 50 000 doses du vaccin  russe Sputnik V.

Tout le monde connait les circonstances de l’acquisition de ce vaccin et du lancement de la campagne plutôt de l’opération de vaccination.

En effet, devant l’inertie et le wait and see du gouvernement pour passer des précommandes et des commandes du vaccin anti Covid-19, le Président de la République en séjour médical en Allemagne a instruit, dans un tweet résolu daté du 20 décembre 2021, le Premier ministre à l’effet de présider, sans délai, une réunion du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus en vue de choisir le vaccin adéquat anti Covid-19 et de lancer la campagne de vaccination dés janvier 2021.

Les inconséquences des autorités publiques

Sans cette injonction du Président de la république, le gouvernement n’allait entreprendre, dans le court terme,  aucune démarche ou autre initiative pour la commande et l’achat du vaccin anti Covid-19.

Les déclarations suivantes en sont la preuve :

- « la décision des pouvoirs publics d’être parmi les premiers acquéreurs du vaccin, une fois disponible au niveau international » -le porte parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus-. Ici, il y a lieu de relever le bout de phrase «  disponible au niveau international », comme s’il s’agissait d’un produit commun qu’on peut acquérir en quantités suffisantes à tout instant, ce qui est révélateur de l’état d’esprit désinvolte et sans emprise sur la réalité des faits par les autorités publiques.

-« L’Algérie se procurera le vaccin anti Covid-19 qui remplira toutes les conditions, indépendamment de son prix » -le ministre en charge de la santé-.

-l’Algérie est dans une démarche très prudentielle, s’agissant de l’acquisition du vaccin anti Coronavirus. –le ministre en charge de la santé-.

C’est autant de déclarations qui sont complètement déconnectés de la réalité et qui démontrent clairement l’inaction, le défaut d’anticipation et ainsi que la suffisance d’adoption d’une posture attentiste face aux démarches à entreprendre pour s’assurer de l’acquisition du vaccin anti Covid-19, alors que d’autres Etats avaient déjà passé et payé des pré-commandes et certains ont même financé les recherches pour être les premiers servis.

Cette inaction, cette posture attentiste ne s’explique pas, car le Président de la République avait déclaré le 31 mars 2020 être prêt à mettre sur la table un milliard de dollars US pour faire face à la pandémie du Coronavirus.

Le tweet énergique et déterminant du président de la République a eu un effet salvateur mais s’est heurté à la réalité du marché du vaccin anti Covid-19 qui s’est et est caractérisé par une véritable guerre. Chaque pays, notamment les plus industrialisés, cherchait à acquérir les quantités suffisantes pour vacciner sa population et enrayer l’épidémie.

Au 25 avril 2021, quelles sont les acquisitions de notre pays en matière de vaccin contre le Coronavirus :

-le 29 janvier 2021 : réception de 50.000 doses du vaccin russe Sputnik V.

-le 01 février 2021 : réception de 50.000 doses du vaccin AstraZeneca.

-le 24 février 2021 : réception de 200.000 doses du vaccin Sinopharm (don de la Chine).

-le  03 avril 2021 : réception de 364 800 doses du vaccin AstraZeneca dans le cadre de la coalition internationale du vaccin contre le Covid-19 (COVAX). Il est à relever que notre pays va bénéficier, à l’instar de 141 Etats et territoires, au cours de la période d’avril-Mai 2021, d’un premier lot de 1 881 600 doses, dont font partie ces 364 800 doses reçues du vaccin AstraZeneca.

En conséquence, l’Algérie a reçu au 25 avril 2021 :  664 800 doses du vaccin contre le Coronavirus, ce qui représente la vaccination de 332 400 citoyens à raison de deux (2) doses par personne. Seuls deux injections confèrent une immunité, et donc la dénomination de « personne vaccinée ».

Considérant que la population résidente totale a atteint 43,9 millions d’habitants au 1er janvier 2020, selon l’hypothèse de l’Office National des Statistiques, l’Algérie pour atteindre l’immunité collective doit vacciner au moins 70% de sa population, soit environ trente (30) millions d’habitants.

On est loin, très loin du compte avec ces 332  400 citoyens qui n’ont pas été tous vaccinés mais qui peuvent être vaccinés avec le nombre de doses déjà acquis. Ce chiffre représente 1,108% du nombre total des citoyens à vacciner.

En outre, les personnes prioritaires, notamment les personnels de santé, les personnes âgées et les malades chroniques n’ont pas été  les seuls bénéficiaires et n’ont pas été tous vaccinés du fait de deux (2) facteurs.

Le premier, c’est le nombre insuffisant et insignifiant des doses déjà reçues. Le deuxième, c’est la vaccination « indue » de personnes qui ne relèvent pas du secteur de la santé, qui ne sont pas âgées et non malades chroniques. C’est du passe-droit, et c’est un avantage indu au détriment des personnes âgées et malades chroniques.

En outre, l’inconséquence des autorités publiques, notamment celles en charge de la santé publique, apparait encore plus dans les déclarations suivantes des uns et des autres :

-le 11 mars 2021 : le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie déclare qu’un autre lot de 700.000 doses du vaccin russe anti Covid-19 Sputnik V sera réceptionné, sans donner aucune date et on est toujours en attente de ces 700.000 doses, d’une part et d’autre part, il a annoncé le parachèvement des négociations avec les sociétés pharmaceutiques américaines Pfizer, Johnson and Johnson et Novavax, sans donner aucune précision sur le nombre de doses à acquérir, ni sur l’échéancier des arrivages. Circulez, il n’y a rien qui vous concerne. Les citoyens n’ont pas le droit d’être informés et informés utilement.

-le 29 mars 2021 : le ministre de la santé assure que l’Algérie a signé un contrat pour l’achat d’un (1) million de doses du vaccin russe Sputnik V, sans cependant donner la ou les dates de réception dudit vaccin. Il a, également, ajouté que «  des contrats sont signés par l’Algérie pour l’achat des vaccins Pfizer, Johnson and Johnson en plus de nouvelles doses du vaccin chinois ».

On remarque l’opacité totale sur le nombre de doses à acquérir auprès de Pfizer, Johnson and Johnson et du vaccin chinois (lequel car les chinois ont développé plusieurs vaccins anti Covid-19).La précision manque, et en termes de communication, on est dans le flou le plus total, ce qui dénote une démarche de tâtonnements, pleine d’expectative.

Il est à relever, aussi, qu’un million (1) million de doses ne peut vacciner que 500.000 personnes  -deux (2) doses par personne-. 

-le 1er avril 2021, le ministre de la santé a annoncé aux membres du Conseil de la Nation que l’Algérie recevra « dans les deux prochains jours des quantités importantes de vaccin », tout en faisant état de la réception « imminente » de 920.000 doses du vaccin russe Sputnik V.

Il a assuré que ces vaccins seront répartis la première semaine d’Avril sur l’ensemble des centres de santé à travers le pays.

Pout tout commentaire, il y a lieu de se référer à la date (1er avril –poisson d’avril). L’Algérie n’a reçu les 2 et 3 avril 2021, ni après aucun lot de doses du vaccin russe Sputnik V. L’Algérie est toujours en attente de la réception imminente des 920.000 doses du vaccin russe Sputnik annoncée par le ministre de la santé, et en conséquence, aucune répartition de ce vaccin n’a été faite au cours de la première semaine du mois d’avril 2021.

L’adjectif « imminent » signifie qui est sur le point de se produire. Or, le temps est extensible chez certains responsables et cet adjectif prend une autre signification, celle de l’adverbe « ultérieurement », c'est-à-dire plus tard.

-18 avril 2021, un membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) a déclaré à la Radio nationale Chaine 3 que le nombre des doses de vaccin réceptionnés par l’Algérie s’approchait des 800.000 doses, dont quelques 300.000 doses d’Astra Zeneca.

Il y a lieu de souligner l’approximation, ce membre du Comité scientifique ne connait même pas le chiffre des doses des vaccins reçus. C’est un comble. La deuxième remarque a trait au chiffre de près de 800.000 doses de vaccin reçues. On ne sait pas  d’où vient ce chiffre, ni sur quels faits il repose. Le nombre des lots reçus est connu ainsi que la date de leur réception. A moins qu’il  ne s’agisse de réceptions fictives ou virtuelles pour avoir un chiffre plus élevé que la réalité, qui est de 664 800 doses réceptionnées  du vaccin contre le Coronavirus.

De ce qui précède, il est à relever une inconséquence grave dans la gestion du dossier de l’acquisition du vaccin anti Covid-19. C’est ce qui explique le nombre insignifiant de doses de vaccin réceptionnées, alors que notre pays a besoin de soixante (60) millions de doses pour vacciner trente (30) millions de sa population, sans oublier les étrangers résidents réguliers et les migrants en situation irrégulière sur le territoire national, et, ainsi, parvenir à une immunité collective.

Des chiffres « partiels »

Une autre inconséquence des autorités publiques réside dans les chiffres communiqués quotidiennement sur la pandémie du Covid-19 en Algérie (nombre de personnes infectées, guéries et décédées).

Ces chiffres semblent ne pas prendre en compte les cas confirmés d’infection par le Coronavirus, de guérison et de décès au sein des établissements de santé relevant de l’armée et de la sûreté nationale. De même, ces chiffres prennent-ils en compte les cas recensés au sein des établissements pénitentiaires?

Au cas où ces chiffres sont partiels, ils donnent une assurance erronée aux citoyens qui croient, à tort, que notre pays est parvenu à vaincre le Coronavirus ou que cette pandémie est loin derrière nous.

La quatrième inconséquence des autorités publiques consiste dans la discrimination de la femme  algérienne dans l’accès aux mosquées pour la pratique du culte musulman, notamment la prière du Vendredi.

Cette mesure d’interdiction, toujours en vigueur, est contraire tant à la Constitution, notamment son article 37, qu’aux obligations internationales de l’Algérie découlant des traités et autres conventions pertinents, dument ratifiés par notre pays, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le Pacte International relatif aux Droits Politiques et Civils, la Convention internationale sur l’élimination, de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Charte arabe des droits de l’homme.

Il est à souligner que ces traités sont supérieurs à la loi nationale, conformément aux dispositions de l’article 154 de la Constitution : « Les traités ratifiés par le Président de la République, dans les conditions fixées par la Constitution, sont supérieurs à la loi ».

La femme  algérienne et étrangère, de culte musulman,  résidente en Algérie, terre d’Islam et dont l’une des composantes de son identité est l’Islam, est interdite d’accès aux mosquées tandis que la femme algérienne et étrangère résidente en Algérie, de confession chrétienne, est libre d’accès aux lieux de son culte. On reste dubitatif et sans voix devant cette inconséquence des autorités publiques.

Une préconisation qui annule une disposition d’un décret exécutif

S’agissant de la cinquième inconséquence, elle concerne la prière d’El-Ichaa et des Tarawih qui a fait l’objet d’une préconisation de la commission ministérielle des Fetwas relevant du ministère des affaires religieuses et des wakfs pour qu’elle soit accessible aux femmes.

Ce conseil a été mis en pratique le 13 avril 2021, le premier jour du mois sacré de Ramadhan, ce qui est fort louable  eu égard à l’attente de nos grands mères, mères, épouses, sœurs et filles. Cependant, les pouvoirs publics n’ont nullement modifié la réglementation en vigueur d’interdiction d’accès des femmes aux mosquées.

Les autorités publiques ne respectent même pas la réglementation en vigueur et montrent la voie aux citoyens pour n’accorder aucun respect à la loi et à la réglementation. Des attitudes pareilles amènent les citoyens à douter de l’Etat et à ébranler le peu de confiance  encore accordé aux gouvernants et à entamer toute crédibilité dans l’Etat.

De l’inconscience des citoyens

L’ensemble de ces inconséquences des autorités publiques a conduit les citoyens, dans leur majorité, à mettre fin aux gestes barrières. Et, là on entre dans l’inconscience, l’insouciance et le laisser-aller qui caractérise actuellement la société algérienne face à la pandémie du Coronavirus.

Ces gestes barrière sont simples et faciles.il est utile de les rappeler. Ils consistent à :

-se laver fréquemment et soigneusement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique,

-éviter les contacts rapprochés,

-éviter les foules et les rassemblements,

-porter un masque de protection,

-se couvrir la bouche avec le pli du coude ou un mouchoir jetable lors d’une toux ou d’un éternuement (le mouchoir doit être jeté dans une poubelle),

-ne pas se toucher les yeux, le nez et la bouche,

-veiller à la bonne ventilation des pièces.

Mais, la réalité implacable est là. Il est loisible à tout un chacun et donc, aussi, aux autorités publiques, de constater que la grande majorité des citoyens ne portent plus le masque de protection et les autres gestes barrières sont superbement ignorés, notamment le respect de la distanciation physique et l’évitement des contacts rapprochés (les gens se serrent la main, se font l’accolade et la bise ; dans les cafés et aux alentours des jeunes et des moins jeunes sont agglutinés les uns contre les autres et certains sirotent un café dans le même gobelet, les servants dans les cafés ne portent aucun masque, dans les magasins et autres lieux de commerce on constate la même chose).

Dans les mosquées, certains fidèles ne portent plus le masque de protection et d’autres sont   accompagnés par  des enfants âgés de moins de quinze (15) ans. La distanciation physique d’au moins un (1) mètre entre deux (2) personnes n’est plus respectée.

Pire, certains membres des services de sécurité relevant tant de la gendarmerie nationale que de la sûreté nationale ne portent plus le masque de protection, quand d’autres le portent sous le menton. Et, ils sont censés verbaliser les citoyens qui ne se conforment pas à l’obligation du port du masque de protection.

Encore plus surprenant, le Conseil des ministres se réunit sans aucun respect pour la mesure de prévention obligatoire d’au moins un (1) mètre entre deux personnes, en l’occurrence entre deux (2) ministres. Et, lors du Conseil des ministres tenu le 4 avril 2021, le ministre de l’intérieur est apparu portant le masque de protection sous le menton, durant la séquence filmée et diffusée par les chaines de télévision et l’agence APS, alors qu’il n’avait même pas la parole.

Comment veut-on que la population respecte l’obligation du masque du port du masque de protection et de la distanciation physique d’au moins un (1) mètre entre deux (2) personnes.

Un communiqué de presse qui abroge une disposition d’un décret exécutif.

Et, pour assombrir encore le tableau, le dernier communiqué des services du Premier ministre est étonnant à plus d’un titre. On ne peut être qu’interpellé, interloqué et abasourdi par le contenu de ce communiqué.

Ce communiqué daté du 22 avril 2021 fait état de l’aménagement des horaires de confinement partiel à domicile pour neuf (9) wilayas qui sera de minuit (00h) jusqu’au lendemain à quatre (4h) heures du matin, tout en précisant que cet aménagement de l’horaire de confinement entrera en vigueur à compter du vendredi 23 avril 2021.

Ledit communiqué, in fine, invite les citoyens à continuer à observer scrupuleusement les mesures barrières, telles que la distanciation physique, le port du masque obligatoire et le lavage fréquent des mains. C’est une clause de style face à la réalité implacable de laisser-aller et d’inobservance  généralisé des gestes barrières.

Le contenu de ce communiqué montre à l’évidence le déni de la réalité, le refus de reconnaitre cet état de fait de la majorité des citoyens à ne pas se conformer aux exigences des gestes barrières, notamment le port du masque de protection et la distanciation physique ; et en même temps on aménage l’horaire de confinement de 23 h à 00h, soit une  (1) heure de plus pour permettre aux citoyens de se contaminer encore plus. C’est ubuesque.

Alors qu’au 22 avril 2021, l’Institut Pasteur d’Algérie a annoncé un total de 134 cas du variant britannique et 230 cas du variant nigérian, qui sont tous les deux (2) plus contagieux et mortel que le virus originel du Coronavirus.

De plus, ces chiffres ne reflètent pas l’exactitude des chiffres liés à l’infection par ces deux (2) variants. En effet, seul l’Institut Pasteur d’Algérie est actuellement équipé pour effectuer le séquençage du génome présent dans le prélèvement pour attester qu’il s’agit ou non d’un variant du Coronavirus et lequel.

Combien de personnes sont infectées et d’autres décédées des suites du variant britannique ou nigérian ou autre, du fait que le test PCR, à lui seul, ne permet pas de déceler le variant du Coronavirus.

En outre, le communiqué des services du Premier ministre viole le dernier décret exécutif 21-140 du 15 avril 2021, notamment les dispositions de son article 2/1et tiret (mesure de confinement partiel à domicile de vingt trois (23) heures jusqu’au lendemain à quatre (4) heures du matin). La loi est bafouée. La réglementation est traitée avec un mépris outrageant et ostentatoire. On en fait la publicité dans les médias audio-visuels et dans la presse écrite.

En Algérie, un simple communiqué de presse modifie une disposition réglementaire prévue par un décret. C’est un outrage à la République, à l’Etat de droit et à la bonne gouvernance. A croire qu’aucun juriste n’exerce au sein des services du Premier ministre.

Et, on demande aux citoyens de respecter la loi et la réglementation. C’est à provoquer un haut le cœur devant autant de légèreté et d’inconséquence.

Appel à Monsieur le Président de la République.

Face à cette inconséquence des autorités publiques qui a engendré une inconscience des citoyens face à la pandémie du Coronavirus, un appel est lancé à Monsieur le Président de la République, le Président de tous les algériens et de toutes les algériennes, à l’effet de faire remédier à cette situation intolérable :

  • nommer un Conseiller spécial ou avec une toute autre appellation, en charge de la prévention et de la lutte contre le Coronavirus (Covid-19),
  • faire assurer la communication sur le Coronavirus  (Covid-19) par ce Conseiller,
  • Instruire l’ensemble des institutions d’avoir à lui transmettre toutes les données chiffrées sur le nombre de personnes infectées, guéries et décédées,
  • faire assurer par ledit Conseiller un suivi particulier et effectif du projet de production du vaccin russe Sputnik V par SAIDAL en partenariat avec le laboratoire russe Gamaleia, fabricant du vaccin, et  en association avec un partenaire indien,
  • faire veiller par ce Conseiller, en coopération, avec les structures compétentes concernées, notamment le ministère en charge de la santé, à assurer la disponibilité des différents réactifs entrant dans le dépistage du Coronavirus ainsi que pour le séquençage pour déceler le ou les variants de ce virus ;  ainsi que les autres équipements liés à la prévention et à la lutte contre le Coronavirus (Covid-19), et ne plus tolérer les ruptures des stocks,
  • faire doter les Centres Hospitalo-Universitaires de l’équipement adéquat pour effectuer le séquençage du génome présent dans le prélèvement pour attester qu’il s’agit ou non d’un variant du Coronavirus et lequel,
  • faire veiller à une exécution stricte et fidèle par l’ensemble des citoyens des mesures de prévention et de lutte contre le Coronavirus prises par le gouvernement (décrets exécutifs),
  • instruire les autorités publiques ainsi que les responsables des services de sécurité de veiller à se conformer strictement aux mesures de prévention et de lutte contre le Coronavirus (Covid-19) ainsi que par les personnes exerçant sous leur autorité.
  • rétablir le confinement partiel à domicile sur l’ensemble du territoire national de 18h à 6h du matin, mesure forte qui servira d’électrochoc pour les citoyens à prendre conscience de l’extrême gravité de la situation.
  • Faire prendre toutes les dispositions utiles pour que l’Algérie puisse être le pôle Afrique du Nord de recherche et de fabrication de vaccins. L’Union Africaine va développer cinq (5) pôles dans les dix (10) à quinze (15) prochaines  années  dans chacune des cinq (5) grandes régions du continent (Afrique du Nord, Afrique occidentale, Afrique centrale, Afrique australe et Afrique de l’Est).

In fine

Le mot de la fin : à quand la vaccination de masse pour enrayer l’épidémie et assurer une immunité collective à la population, ce qui ne veut absolument pas dire qu’il faille ne plus observer les gestes barrières. On taquine le danger, et le prix à payer sera lourd, très lourd en perte de vies humaines. L’inconséquence des uns et l’inconscience des autres doivent cesser. C’est la vie des algériens et des algériennes qui est en jeu. Ressaisissez-vous, ressaisissons-nous pour qu’on puisse ensemble, autorités publiques et citoyens, gouvernants et gouvernés, vaincre cette pandémie.

ZERROUK Ahmed, ex-magistrat militaire.

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