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L'hommage de l'ambassadeur de France à Alger à Mustapha Ourrad et Ahmed Merabet

30-01-2015 10:45  Mourad Arbani

L'ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié a rendu hommage, hier soir, aux deux victimes franco-algériennes tuées dans les attaques terroristes du  début janvier courant à Paris Mustapha Ourrad et Ahmed Merabet

Dans sa prise de parole à l'occasion de la réception organisée en l’honneur des journalistes algériens formés en 2015 dans le cadre du programme Tahar Djaout à Alger, il  a déclaré que "je veux avoir ce soir avec vous une pensée particulière pour deux des victimes des odieux attentats de Paris, deux figures emblématiques de la richesse, de la profondeur, de ce caractère inégalable des relations entre la France et l’Algérie, deux Français, deux Franco-algériens, deux Algériens : Mustapha Ourrad était journaliste, correcteur à Charlie Hebdo. Fin lettré originaire de Kabylie, il avait obtenu la nationalité française juste quelques semaines avant son assassinat. Il était surnommé le « Baudelaire de Beni Yenni », ou « Mustapha Baudelaire ». Quel plus beau symbole de ce pont que représentent la langue et la culture françaises entre nos deux peuples ?" et "le policier Ahmed Merabet était en poste à la brigade VTT du XIème arrondissement de Paris".

Pour ce dernier, il a souligné qu'"en lui remettant une décoration à titre posthume, le président de la République a dit, je le cite : Ahmed Merabet était un policier exemplaire, un homme juste et bon au tempérament pondéré. Français de confession musulmane, d’origine algérienne, Ahmed Merabet savait mieux que quiconque que l’islamisme radical n’a rien à voir avec l’islam. Il a été lâchement assassiné par les terroristes alors qu’il tentait héroïquement de leur barrer la route".L

Le diplomate français n'a pas manqué l'occasion pour rendre hommage aux forces de sécurité algériennes pour leur remarquable mobilisation ayant conduit à la neutralisation de plusieurs membres du groupe terroriste qui l’avait enlevé et à la découverte du corps de notre compatriote".

Hommage aux 120 journalistes assassinés 

Après avoir salué la mémoire des 120 journalistes algériens assassinés par les terroristes durant la décennie noire, Bernard Emié a confié qu'il comprenait l'amertume de la presse algérienne quand ces assassinats n'avaient suscité solidarité du monde tout en reconnaissant que "nous n’avions sans doute pas alors pleinement pris conscience de ce qu’était la violence terroriste. Ce n’est que progressivement que nous avons compris qu’il s’agissait d’un combat commun, un combat sans frontières contre la barbarie et pour la liberté.Le temps du repli, de l’isolement, de l’ignorance est terminé".



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