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500 Algériens combattent en Irak et 300 en Syrie

29-06-2014 20:56  Abbès Zineb

Selon le centre d’études arabes, basé à Amman en Jordanie, 500 Algériens combattent, en Irak, aux côtés des jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, ou Daech en arabe), alors que 300 autres activent en Syrie au sein du Front Al-Nosra selon la même source.

Par ailleurs, environ 2.400 Tunisiens combattent en Syrie, dont la majorité au sein de l'EIIL, a affirmé la semaine dernière le ministre tunisien de l'Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.

"Ce que nous avons rassemblé (comme informations), c'est que nous avons 2.400 Tunisiens qui sont allés en Syrie pour combattre avec le Front Al Nosra, et leur majorité - 80% - avec Daech", a dit le responsable à des journalistes sans préciser ses sources.

En février, M. Ben Jeddou avait indiqué que les autorités tunisiennes avaient empêché 8.000 personnes de se rendre en Syrie, tandis qu'environ 400 Tunisiens étaient revenus au pays après un passage là-bas.

L'EIIL devient "Etat islamique"

Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), engagés dans le combat terroriste en Syrie et en Irak, ont annoncé dimanche le rétablissement du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle. Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l'EIIL, qui se fait appeler désormais "Etat islamique", a également désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme "calife" et donc "chef des musulmans partout" dans le monde.

Ce califat s'étendra de la région d'Alep, dans le nord de la Syrie, à celle de Diyala dans l'est de l'Irak, sur les régions conquises par ce groupe dans ces deux pays, où il a réussi à s'emparer de larges pans de territoires, a annoncé dans l'enregistrement Abou Mohammad al-Adnani, porte-parole de l'EIIL. "Lors d'une réunion, la choura (conseil) de l'Etat islamique a décidé d'annoncer l'établissement du califat islamique et de désigner le cheikh jihadiste Al-Baghdadi calife des musulmans", a-t-il dit. Al-Baghdadi, appelé désormais le "calife Ibrahim" (en référence à son véritable prénom), "a accepté cette désignation par allégeance et est devenu ainsi calife des musulmans partout (dans le monde)", a-t-il indiqué.

Les mots "Irak" et "Levant" sont supprimés du sigle EIIL, dont le nom officiel devient désormais "l'Etat islamique", a ajouté cheikh Adnani, pour qui le califat est "le rêve de tout musulman" et "le souhait de tout jihadiste". Dans une menace à peine voilée, il a "prévenu les musulmans qu'avec l'annonce du califat, il est désormais de leur devoir de prêter allégeance au calife Ibrahim". "Le territoire qui est soumis désormais à son autorité s'étend d'Alep à Diyala", selon lui. Dans son avancée fulgurante depuis le 9 juin en Irak, ce groupe jihadiste, qui bénéficie du soutien d'ex-officiers de Saddam Hussein, de groupes salafistes et de certaines tribus, a mis la main sur Mossoul et sur une grande partie de sa province Ninive (nord), ainsi que sur des secteurs des provinces de Diyala (est), Salaheddine, Kirkouk et Al-Anbar (ouest), et se trouve désormais à une centaine de km de Bagdad.

En Syrie, il contrôle en grande majorité la province de Raqa (nord) et de larges parts de la province pétrolière de Deir Ezzor (est), frontalière de l'Irak et même certaines positions dans la province d'Alep (nord). "Il est temps que l'Oumma (nation) de Mohamed renaisse de ses cendres et se débarrasse de la honte et de l'humiliation. L'aube de la dignité et le soleil du jihad se lèvent et la victoire commence à faire signe", a lancé cheikh Adnani. "Croyants, obéissez à votre calife et soutenez votre Etat qui devient plus fort de jour en jour grâce à Dieu, et ses ennemis de plus en plus faibles", a-t-il encore dit.

Après les quatre premiers califes qui ont régné après la mort du prophète, le califat a connu son âge d'or au temps des Omeyyades (661-750) et surtout des Abbassides (750-1517) avant de connaître sa fin avec le démantèlement de l'Empire ottoman, lorsqu'il est aboli en 1924.

Apparu en Syrie en 2013, l'EIIL a été initialement bien accueilli par les terroristes islamistes syriens, mais sa volonté d'hégémonie a poussé l'ensemble des coalitions islamistes à retourner leurs armes contre lui. La guerre entre d'une part le front al Nosra et le front islamique, une coalition d’une quarantaine de milices, financée par l’Arabie saoudite, dirigé par le saoudien Zahrane Allaouchea et d'autre part l'EIIL a fait près de 6.000 morts depuis janvier. (avec agences)



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