Malgré les promesses des ministres : de longues files d’attente sur le lait et les billets de banque

 Malgré les promesses des ministres : de longues files d’attente sur le lait et les billets de banque
Par Amel Benabi | 07 Avril 2021 | 17:22

La tension sur le lait, un produit de base pour le citoyen, continue de connaitre une tension, comme on peut le constater à travers des files à perte de vue de citoyens faisant le poireau pendant des heures pour un berlingot de lait qu’ils ne sont même pas sûrs d’avoir, car souvent l’offre est inférieure à la demande, comme on peut le voir sur la photo prise ce mercredi matin à Tiaret.

Les livreurs vendent en deuxième main une partie de produit, moyennant une marge avant de livrer ce qui reste de la cargaison au commerçant de détail qui ne sait plus alors qui servir, ni comment servir tant la quantité  est insuffisante.

Au pays de l'Absurditan

Il est bien sur aisé de deviner la tension, les scènes de violences verbales et physiques engendrées par ces spectacles désolants à ciel ouvert, qui se déroulent quotidiennement devant les magasins d’alimentation générale dont certains propriétaires, histoire d’avoir la paix,  de ne pas avoir à gérer les état d’âmes des clients, renoncent carrément à distribuer ce produit devenu explosif au pays de l’Absurdistan.

Le ministres du Commerce, au lieu de faire de la politique en promettant d’arabiser les enseignes des magasins, sous peine de frapper de « Seif El Hadjadj » les récalcitrants, ferait mieux de cesser ces fanfaronnades et revenir sur terre pour s’occuper de la disponibilité du lait, un problème qu’il est infichu de régler depuis sa nomination au porte feuille du Commerce.

Malheureusement, les queues devant les magasins, qui réveillent de mauvais souvenirs de la fin des années    90, ce n’est pas seulement pour le lait, c'est également pour les retraits à vue dans les guichets de postes.

C’est toujours le même clavaire pour les pauvres retraités et les modestes smicards condamnés par la bureaucratie et l’incompétence à passer des heures et des heures, debout, dans une file d’attente pour pouvoir retirer quelques modiques billets. Des spectacles inédits dans le monde entier.

Et dire que pas plus loin qu’hier, mardi, le ministre des Finances s’est engorgé de déclarer que « le problème  de la disponibilité des billets est définitivement réglé ». La même déclaration faite en début de semaine par le ministre de la Poste et Télécoms, qui s’est répandu en assurances qui s’avèrent être finalement des fausses promesses qui n’engagement plus personne, car les algériens n’y croient plus.  

C’est à croire que les ministres, inaptes à trouver des solutions aux  problèmes pour lesquels ils sont là, pratiquent la méthode Coué en croyant s’en sortir avec la magie du verbe, à travers des déclarations à tout va.

Nous sommes à quelques jours du mois de Ramadhan, les ministres du Commerce, des Finances, de la Poste, des Ressources hydriques, dont les secteurs respectifs seront en première ligne, sont invités à « se bouger » pour épargner au pays des tensions supplémentaires et inutiles.  

img_606de97e17dd1.jpg    

Voir tous les articles de la catégorie 'Société'