La banque mondiale: Absence de discrimination à l’emploi en Algérie entre les hommes et les femmes

La banque mondiale: Absence de discrimination à l’emploi en Algérie entre les hommes et les femmes
Par Lila Ghali | 26 Septembre 2011 | 19:16

C’est au moment où la commission de l’assemblée nationale populaire est entrain d’examiner le code électoral, particulièrement la loi faisant obligation aux partis politiques de mettre dans leurs futures listes électorales un tiers des femmes , qu’un rapport de la Banque mondiale sur la présence de la femme algérienne au sein des institutions publiques tombe. Et il ne peut pas mieux tomber, car il conforte le gouvernement dans sa proposition de promouvoir le rôle politique de la femme, en application de la dernière révision constitutionnelle.

Ce rapport, qui est tout à l’honneur de l’Algérie, souligne d’emblée que les femmes en Algérie sont très rarement confrontées à des lois discriminatoires par rapport aux hommes, en matière notamment d’accès aux institutions, au monde des affaires, du droit à la propriété et en matière des salaires. « Les femmes, l’entreprise et le droit: Lever les obstacles à l’inclusion économique » : c’est l’intitulé de ce rapport, publié à l’occasion de la tenue l’assemblée générale de la Banque mondiale, conjointement avec le FMI.

17,28 millions de femmes

La BM a mesuré les différenciations dans 141 pays selon plusieurs critères dont essentiellement ceux relatifs à l'accès aux institutions, l'usage de la propriété, l'obtention d’un emploi, les incitations à travailler et les actions en justice. S’agissant du cas de notre pays, dont on apprend au passage qu’il compte actuellement 17,28 millions de femmes, l’institution de Bretton Woods explique qu’en matière d’accès aux institutions, par exemple le nombre d’inégalités entre les femmes et les hommes est insignifiant.

Le rapport en question fait ressortir le fait que "la Constitution algérienne exclut toute discrimination, garantit l’égalité entre les femmes et les hommes devant la loi" . En conséquence de quoi, note encore cette institution « les femmes en Algérie peuvent travailler ou être des femmes d’affaires au même titre que les hommes, être des chefs de famille, ouvrir des comptes bancaires, signer des contrats et voyager à l’étranger sans aucune contrainte.

Séparation du patrimoine entre les époux

Par ailleurs, cette institution financière internationale constate que la femme algérienne a le droit d’accéder à la propriété des biens et que, même mariée, la loi lui permet de continuer à bénéficier du droit de gérer ses biens, et ce, sur la base du principe de la séparation du patrimoine entre les époux. Mieux encore, précise la BM, en cas d’acquisition d’une propriété par l’épouse durant le contrat du mariage, cette dernière n’est pas soumise à une quelconque obligation légale de partager cette propriété avec son époux.

Concernant l’emploi, la BM souligne la non discrimination de la loi algérienne, en ce sens qu’à l’embauche, le critère du sexe n’est pas pris en considération, mais seule la compétence est exigée, sur la base du principe "un salaire égal pour un travail égal" entre les femmes et les hommes. S’agissant du congé de maternité, l’institution financière note la similitude entre le système algérien et les autres pays de la région, Moyen-Orient et Afrique du nord, qui offrent 98 jours de détente à la femme après son accouchement.

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