Il promet de payer l'amende, pour port du niqab, à toute femme verbalisée

Il promet de payer l'amende, pour port du niqab, à toute femme verbalisée
Par Abbès Zineb | 18 Aout 2011 | 08:54

Porte-parole de l'association "Touche pas à ma Constitution", Rachid Nekkaz homme politique et homme d'affaires Français, a assuré qu'il avait l'intention de payer l'amende infligée à toute  femme pour port d'un voile intégral dans la rue.

Fermement opposé à la loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public, il avait annoncé il y a un an avoir créé un fonds de défense de la laïcité et de la liberté doté d'un million d'euros.

Se disant lui-même à titre personnel opposé au port du niqab ou de la burqa et favorable à son interdiction dans les lieux publics fermés, Rachid Nekkaz estime que la voie publique "est un lieu sacré". "En votant cette loi, les députés ont franchi une ligne rouge", dénonce-t-il.

L'amende de 75 euros infligée à Roubaix le 18 mai dernier est la première que Rachid Nekkaz devrait rembourser en France. Il avait déjà été sollicité à Nice et à Cergy-Pontoise, mais les deux amendes avaient été annulées à cause d'une erreur de procédure.

Depuis le 23 juillet dernier, le port du niqab, le voile intégral, est interdit dans tous lieux publics en Belgique. A l'instar de ce qu'il avait entrepris en France, Rachid Nekkaz avait annoncé son soutien aux femmes qui seraient verbalisées en Belgique.

Rachid Nekkaz se trouve depuis hier à Bruxelle pour, dit-il, payer deux amendes de 50 euros chacune, infligées dans la capitale Belge à deux jeunes filles âgées de 16 et 17 ans. Ces dernières ont pris contact il y a quelques temps avec l'homme d'affaires pour l'informer de leur situation.

Après Bruxelles, Rachid Nekkaz fera arrêt à Roubaix, en France, pour payer une amende de 75 euros dressée par le tribunal de police de la ville à l'encontre d'une femme qui portait elle aussi le niqab en rue.

Une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme

Il envisage par ailleurs de porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), contre les Etats belge et français pour violation des libertés fondamentales.

Agé de 39 ans, M. Nekkaz est un homme d'affaires qui explique avoir fait fortune dans l'internet avant de se recentrer sur l'immobilier. Il a affirmé que son immeuble de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qu'il veut mettre aux enchères sur son site internet, valait 2 millions d'euros. Il avait annoncé en juillet 2010 la création d'un fonds de soutien aux femmes intégralement voilées qui seraient verbalisées.

Dans la presse française, M. Nekkaz est décrit comme un personnage atypique, parfois même un hurluberlu selon les termes d'une députée socialiste. Il fait régulièrement parler de lui depuis quelques années. En 2007, il s'était présenté à l'élection présidentielle comme "candidat de la banlieue".

En 2009, il avait mené une grève de la faim en faveur de l'avocat, Karim Achoui, accusé de complicité dans l'évasion d'un braqueur et payé sa caution. Depuis 2010, et bien qu'il se déclare farouchement opposé au voile intégral, son combat s'est porté contre les lois interdisant son port.

Le 13 juillet dernier, il s'est également illustré en déversant 10.000 pièces d'un euro devant le siège du PS à Paris pour dénoncer le cotisation d'un euro exigée par le parti pour participer au vote de la primaire socialiste.

 

 

 

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