Harcèlement sexuel à la télévision : Plainte contre le directeur de Chaîne 4

Harcèlement sexuel à la télévision : Plainte contre le directeur de Chaîne 4
Par Agence | 03 Aout 2011 | 22:56

Harcèlement sexuel à la télévision nationale ? Ce n’est hélas pas une blague de mauvais goût. Des consœurs exerçant à la chaîne de télévision berbérophone 4 de l’ENTV, viennent de franchir le pas en décidant de traîner leur directeur, M Said Lamraoui, devant la justice, pour harcèlement sexuel. La plainte a été déposée aujourd’hui mercredi auprès du tribunal de Sidi M’hamed. Dans un long communiqué rendu public cet après midi, le syndicat national des journalistes (SNJ) précise que c'est l'avocat du syndicat, Me Dilem Youcef en l’occurrence, qui s'est chargé de déposer ces plaintes au tribunal de Sidi M'hamed, à Alger.

Le SNJ, souligne que ce recours à la Justice «est une extrémité hélas inévitable» pour des consœurs «bafouées dans leur intégrité morale, et rendue d’autant plus incontournable par la campagne de représailles que mène à leur encontre le directeur de la Chaîne 4 depuis qu’elles avaient osé briser le silence et porter l’affaire sur la place publique».

Le syndicat écrit que «L’homme se prévaut publiquement d’une «amitié » protectrice et donc immunisante du Chef de l’Etat». Et de noter qu’il a pu, en tout cas, «bénéficier jusque là de tergiversations complices de la Direction de l’ENTV et ce, en dépit des instructions du ministre de la Communication qui lui demandait l’ouverture d’une enquête avec, éventuellement, la prise de mesures conservatoires, à la demande du Syndicat, le 13 Juillet 2011». Pour autant, le syndicat national des journalistes dit «faire confiance à la Justice» pour rétablir nos consœurs dans leurs droits, réitère son appui «indéfectible et incessant», à l’ensemble des journalistes de la chaîne 4 qui subissent une intenable pression, faite d’intimidations.

Le SNJ dénonce enfin des tentatives, d’après lui de «politiser une affaire qui n’est, et ne restera que ce qu’elle est en fin de compte : Une affaire de mœurs qui empoisonne la vie de nos consoeurs depuis des années». Une chose est certaine, le directeur de la chaîne amazigh, un homme âgé de plus de 70 ans, devra désormais s’expliquer devant la justice. Ayant été plus au moins étouffé pour des raisons évidentes, ce scandale sexuel se voit ainsi porté sur la place publique. Du linge sale qui pourrait faire tache d’huile tant le harcèlement sexuel dans les administrations en Algérie est devenu une règle et non pas une exception. Nos consœurs de l’ENTV ont peut être ouvert la boite de Pandore.

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