Ayant coûté près de 1000 milliards, L’EHU d’Oran retrouve sa vocation initiale

Ayant coûté près de 1000 milliards, L’EHU d’Oran retrouve sa vocation initiale
Par Pr Abderrahmane Mebtoul | 09 Juillet 2011 | 20:03

Pour mieux redéfinir la vocation de l’établissement hospitalo-universitaire (EHU) du 1er novembre 1954, ses responsables ont organisé hier des portes ouvertes à l’intention de la presse en présence du corps médical et de quelques députés. Selon Mohamed Mansouri, le directeur général de cet établissement en place depuis 14 mois, « il s’agit de lever le voile sur certaines incompréhensions autour de la mission de cet hôpital qui n’est nullement une tour d’ivoire.

Une médecine de pointe

En revanche, de par sa vocation, il ne s’agit nullement de faire un CHU bis, mais de concrétiser les objectifs et les missions qui lui ont été assignés au départ à savoir une médecine de pointe avec la finalité de réduire au maximum le transfert de malades à l’étranger ». lors d’une rencontre avec la presse, M. Mansouri a tenu à lever cet équivoque et dire en filigrane que son établissement n’est nullement sélectif, mais qui refuse de subir des disfonctionnements qui compromettent l’un des objectifs fondamentaux de la nouvelle carte sanitaire à savoir la hiérarchisation des soins. « Il est inadmissible qu’un lit d’hospitalisation soit occupé par un cas présentant une appendicite, alors qu’un cas plus compliqué doit attendre », a tenu à préciser le même responsable en soulignant au passage que dans certains EPH ou CHU de la région, des personnels sont sous utilisés.

Avec un ton franc, le premier responsable de l’EHU dira qu’il « y a mauvaise foi de certains responsables d’établissements de santé publique en dépit des moyens dont ils disposent ». Ces clarifications ont pour objectif de répondre à des questionnements de la part du public du fait que l’établissement est ouvert à tous les citoyens et qu’aucune exclusion n’est faite pour l’admission pour peu que les cas demandent réellement une prise en charge spécifique.

Autonomie financière

M. Mansouri tient également à rappeler que cet établissement est géré selon un mode différent étant donné qu’il a son autonomie financière et qu’au plan du recrutement, il ne dépend pas de la fonction publique. A une question sur les perspectives financières de l’établissement qui doit faire face à une demande croissante avec des malades en provenance de certaines wilayas de l’est du pays et ce en rapport avec les dispositions de la contractualisation des relations entre les établissements hospitaliers et les organismes de sécurité sociale, notre interlocuteur révèle que cette démarche est effective au niveau de son établissement et tous les soins sont facturés au nom des organismes de sécurité sociale. A ce propos, reste les cas de démunis sociaux qui doivent être pris en charge par l’action sociale et dont le recensement grince encore.

L'établissement possède sa propre école

En plus de sa mission de soins, l’établissement constitue un pôle de recherches et hier, 18 nouveaux professeurs sont venus renforcer les effectifs qui en comptent déjà plus de 30. Par ailleurs et au plan de la formation paramédicale, l’établissement a pris ses devants en créant sa propre école où suivent actuellement 350 stagiaires pour les filières d’aides soignants et infirmiers, un nombre qui atteindra dans un proche avenir les 500. Afin de s’imposer en tant qu’établissement de médecine de pointe, plusieurs spécialités sont actuellement ouvertes et dont les compétences de certaines ont réalisés des performances médicales très appréciables. Ainsi et à titre illustratif, l’établissement planche actuellement sur un fichier de demandeurs d’organes pour entrer de plein pied dans la transplantation d’organes telle que prévue par une législation nationale imprégnée de celle de la France et confortée par une fetwa datant de 1986.

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