Ait Menguellat et Djamel Allam ouvrent la 4ème édition du festival de la chanson Kabyle

Ait Menguellat et Djamel Allam ouvrent la 4ème édition du festival de la chanson Kabyle
Par Abbès Zineb | 10 Septembre 2011 | 08:00

La 4ème édition du festival de la chanson kabyle a débuté jeudi soir à Bejaia par un concert grandiose du poète et chanteur Ait Menguellat et une prestation de gloire de Djamel Allam. Des artistes de renom ont également assisté à ce coup d’envoi, dont Kamel Hamadi et Adelwahab Abjaoui, vedette des années cinquante mais qui garde toujours bon pied bon œil, et dont la seule présence, a imprimé un cachet nostalgique à la séance d’ouverture. Pour rappel,  Cheikh Abdelwahab Abjaoui est le célèbre interprète de «Ah ! Ah ! A Belyazit, anda tensit itelli…», chantée en duo avec feu Cheikh Sadek Abdjaoui.

L’empreinte de la douceur et de la nostalgie ont en effet, marqué la séance solennelle d’inauguration, marquée par le passage de la chorale de Cheikh Belhaddad de Seddouk, auréolée de ses nombreux titres nationaux et qui a littéralement envouté l’auditoire. Avec un style qui emprunte à l’Opéra, la troupe, a donné généreusement de l’émotion, notamment dans sa reprise du grand titre du poète de la révolution Farid Ali, "A yemma Uretrugh!" (Ma mère ne pleure pas!), qui a réussi, discrètement, a arracher beaucoup de larmes.

Le cas a valu aussi pour le titre à succès de Idir, "Avava Inouva", présenté dans une nouvelle version, proche de la complainte et qui, visiblement, a suscité beaucoup d’effet. Djamel Allam, accompagné par la troupe de musiciens du théâtre, conduite par son directeur artistique, a pris le relais, en égrenant quelques unes de ses chansons fétiches mais tout en restant dans le registre de l’émotion pure. D’abord, en évoquant les moments de partage avec Abdelwahab et Saddek Abdjaoui au conservatoire de Bejaia ensuite en interprétant quelques titres coup de cœur qui ont marqué le répertoire national d’avant l’indépendance mais qui gardent encore intact leur succès.

C’est le cas de "A bel Yazit" ou "Elbabor", une complainte sur l’exil, chanté à l’origine par Rachid Maouche. Le moment était en tous cas très poignant et a permis à l’auditoire de redécouvrir de douces sonorités, de bons textes et un répertoire ancien qui n’a pas pris une seule ride.

C’est sur l’Esplanade de la maison de la culture, dans le quartier d’Amriou, que Ait-Menguellet, a prolongé cette ambiance. Devant des milliers de spectateurs, dont l’essentiel est resté en station debout, le poète a décliné ses titres les plus en vue, au grand bonheur de ses fans, qui le lui ont rendu par d’interminables ovations.

Le festival, qualificatif du festival de la chanson Amazigh, prévu à Tamanrasset en décembre prochain est une compétition ouverte aux jeunes talents, qui durant cinq jours vont pouvoir donner libre cours à leur talent, mais aussi trouver l’opportunité de se produire devant de grands publics et de grands noms, voire des stars de la chanson. Un plateau de plus de 100 artistes y est regroupé et répartis sur près d’une vingtaine d’espaces d’animation à travers la wilaya.

En marge du festival, sont programmés, un colloque sur la chanson théâtralisée, des expositions et des conférences de presse en presence de vedettes sur leur carrière ou sur des thèmes précis, parmi lesquelles figurent, Malika Domrane, El-Ghazi, Kaci Boussad, Madjid Soula, Djamel Allam et Tagrawla, Brahim Tayeb,et autres artistes. Plusieurs wilayas participent à cette rencontre : Alger, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Jijel, Bouira, Bejaia, Sétif et Bordj-Bou-Arredj.

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