Premier jour de Ramadhan: l'inévitable valse des étiquettes sur les marchés des fruits et légumes

Premier jour de Ramadhan: l'inévitable valse des étiquettes sur les marchés des fruits et légumes
Par Abbès Zineb | 13 Avril 2021 | 12:10

En l'espace de quelques heures (entre hier et aujourd'hui), les prix ont miraculeusement pris l'ascenseur avec de subites augmentations qui sont de l'ordre  de 30, voire 50%, comme nous avons pu le constater ce matin, lors de notre passage au marché de fruits et légumes de Rouiba; connu pour ses tarifs en coups de marteau.

Ce sont les légumes, entrant dans la composition de la légendaire Chorba du Ramadhan, qui cristallisent la tension, à cause de la forte demande, avec une tomate à 170 dinars le kilogramme, la courgette à 150 dinars, les petits pois à 180 dinars, le navet à  80 dinars, l'artichaut à 130 dinars, la salade à 85 dinars...

Même la pomme de terre (celle de Oued Souf), qui était pendant le semaine écoulée à 50 da, a fait sa coquette pour grimper à 85 dinars le kilogramme. Quant aux haricots verts, c'est hors de portée : 350 dinars, à prendre ou à laisser !

Pareil constat pour les fruits de saison comme la fraise qui se négocie à 280 DA le kilogramme, l'orange (en fonction de la qualité et du calibre) est affichée à 80 dinars pour celle destinée à la fabrication du jus et entre 120, 200, voire 300 pour les autres variétés.  

La banane connait aussi une légère poussée de fièvre passant de 180 dinars (son prix moyen) à 280 dinars aujourd'hui. La pastèque , en provenance du Sud du pays, quant à elle, est affichée à 150 dinars. Un prix jugé "raisonnable", nous explique t-on. 

Si d'aventure un client a le malheur de se plaindre de la valse des étiquettes, c'est la même réponse rengaine dans la bouche des vendeurs : "C'est la faute au  marché de gros!" Et  de croire se donner ainsi bonne conscience. 

Les petits vendeurs à la sauvette, qui exposent leur marchandise en bordure de route (avec des prix légèrement inférieurs), font l'objet  depuis hier soir d’une traque assidue par les services de Police et de gendarmerie qui multiplient les rotations en aller et retour.

Du coup, on assiste à un drôle de jeu du chat et de la souris entre les vendeurs qui étalent leurs produits, pour battre en retraite, à la vue des véhicules de la Police ou de la  Gendarmerie.

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