CAN-2019 : Une Egypte instable atteint le Graal, ‘’hard luck’’ pour Belmadi !

Par Nourredine B | 08 Janvier 2019 | 15:24

Même si des médias sud-africains ont mis en avant une certaine tiédeur de leur gouvernement pour organiser cette 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, au grand dam d’une fédération, la SAFA, qui y tenait beaucoup, le choix de l’Egypte restait très probable.

D’abord l’argument de ces mêmes rapports de presse, faisant état d’ombrage lié à des raisons purement financières, passe mal du fait que l’AFSUD ait librement candidaté pour suppléer le Cameroun, recalé pour cause de retard dans les travaux des stades dédiés à cet important tournoi.

En vérité, il semble fort, que les coulisses aient joué, notamment au regard du vote final traduit par 16 voix en faveur du pays des Pharaons contre une seule pour l'Afrique du sud et une abstention.

Sur ce plan, on peut être amené à comprendre que la partie égyptienne ait pu compter sur l’influence du numéro deux de la CAF, l’égyptien Amr Fahmy (Photo), pour répondre à un oukase éminemment politique.

De fait, l’Egypte, entrée dans une phase de turbulences politiques depuis l’avènement de son Président actuel, Abdelfatah Sissi, et qui ont charrié une instabilité sécuritaire chronique, avait besoin d’une telle manifestation, d’impact mondial, devant lui servir d’opération de marketing de grande envergure.

Cela d’autant qu’à un niveau purement sportif, le onze- Pharaons qui se targue du record de sept titres glanés dans cette prestigieuse épreuve, se présente dans les meilleurs dispositions pour s’adjuger un huitième trophée, à la faveur d’une génération dorée, avec Mohamed Salah comme figure de proue, l’avantage du terrain, chasse gardée d’une galerie ultra nationaliste et chauvine mais également dans l’optique des manœuvres des inévitables coulisses, là encore. Faut-il seulement rappeler que le siège de la puissante CAF, dont l’administration est gérée par Amr Fahmy ?

Une quasi-certitude : depuis l’annonce, ce mardi matin, de la consécration de l’Egypte pour l’organisation de la CAN 2019, une édition newlook avec 24 nations en phase finale du 15 juin au 13 juillet, ‘’ Misr Oum Eddounia’’ pavoise déjà, à l’idée d’un nouveau sacre.

Une cerise sur le gâteau pour un pouvoir politique en place, qui ne lésinera point, à ne pas en douter, sur les moyens pour en tirer dividendes.

Quid de la sélection nationale, qui sera également présente à ce grand rendez-vous ?

S’exprimant, après avoir pris connaissance des deux candidats en lice pour l’organisation de ‘’sa première CAN’’ à la tête des verts, Djamel Belmadi, avait émis le souhait de jouer en Afsud. Hard Luck !

Plus qu’un simple vœu, le sélectionneur national avait anticipé sur les difficultés accrues d’évoluer en Egypte, sur la base, justement, d’une frénésie tous azimuts qui entoure le football au pays des Pharaons.

Des paramètres que redoutent, par ailleurs, tous les techniciens ayant pris billet pour le Caire en été.

Ils peuvent être beaucoup plus pernicieux que tous les '''extra- football'' observés dans le continent profond.