Karim Younés: "La bureaucratie et la corruption ont sapé les fondements de l'Etat"

Karim Younés: "La bureaucratie et la corruption ont sapé les fondements de l'Etat"
Par Nabil Semyane | 17 Janvier 2021 | 16:24

Karim Younés, médiateur de la République, s'est livré à un procès en règle  contre l'administration centrale et locale, la qualifiant de "nid de la corruption et de la bureaucratie qui ont sapé les fondements de l'Etat" et    engendré une défiance entre les citoyens et les gouverneurs.

Invité dimanche à la radio nationale, l'ex président de l'APN a expliqué que le rapport final de son institution est en phase de rédaction finale  pour être remis prochainement au président de la République avant  de devenir accessible aux citoyens pour consultation.

Ce rapport est élaboré sur la base du travail accompli par la médiature depuis sa création, soit 8797 requêtes, 2.800 audiences et 2023 réunion , à travers ses structures nationales et régionales, selon Karim Younés qui compte accompagner ce travail statistique d'une analyse et des propositions concrètes pour combattre les fléaux observés .

Pour Karim Younés, le président Tebboune a mis en place la Médiature de la République pour promouvoir "une gestion rationnelle  de l'administration publique et rétablir la relation de confiance et de proximité qui doit exister entre le citoyen et l'Administration."

"Pour donner corps et âme au mot d'ordre de l'Algérie nouvelle, il faut combattre la corruption et les corrupteurs" recommande t-il estimant qu'il s'agit là de "condition nécessaire pour reconstruire une Algérie forte et propre" 

Décrivant la nature des requêtes  qui sont soumises à la Médiature, son président parle de "violation des droits des citoyens par l'administration" en matière de foncier de logements, d'emplois , de décisions de justice  non exécutées...

A ce propos, Karim Younés a dénoncé justement  le manque de réactivité  de certaines administrations locales et centrales concernant les requêtes adressées par son institution, expliquant enfin que son institution n'est "ni un wali, ni un ministre, ni un élu, elle a ses propres prérogatives" 

      

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