Education : le président Tebboune appelle au dialogue social pour désamorcer la grogne des syndicats

 Education : le président Tebboune appelle au dialogue social pour désamorcer la grogne des syndicats
Par Amel Benabi | 03 Mai 2021 | 12:06

Le secteur de l’Education connait ces dernières semaines un brusque regain de l’agitation sociale, avec un enchainement de grèves initiées par les différents syndicats du secteur, réclamant tous « l’amélioration du pouvoir d’achat ».

Devant le risque d’une escalade, une menace brandie la semaine dernière par la Coordination syndicale, et qui pourrait plomber l’année scolaire, le président Tebboune a repris la main sur le dossier en ordonnant, lors du Conseil des ministres de dimanche, au gouvernement,  l'engagement du dialogue avec les différents partenaires sociaux aux fins d'améliorer la situation socioprofessionnelle des employés du secteur de l'Education nationale et de revoir le Statut particulier de l'enseignant.

 Pour rappel, les enseignants des trois cycles de l'éducation avaient organisé le 12 avril dernier une grève à laquelle avait appelé le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'Education (CNAPESTE), afin de réclamer la prise en charge des revendications socioprofessionnelles, pour "améliorer le pouvoir d'achat de l'enseignant et accorder la priorité du dossier du logement au profit de cette catégorie, étant un moyen essentiel et nécessaire qui garantit la stabilité et un meilleur rendement des enseignants".

L’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF), le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF) et le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), avaient appelé à observer des sit-in pour la satisfaction d'un ensemble de revendications socioprofessionnelles et pédagogiques soulevées depuis des années.

Pour rappel, les revendications des syndicats de l’Education portent sur la révision du statut particulier qui date de l’époque de l'ancien ministre Benbouzid, l’intégration des contractuels, le révision du régime indemnitaire et enfin le rétablissement de la retraite sans condition d’âge.

 Reste à savoir dans quelle proportion ces revendications seront-elles prises en charge, sachant qu’elle nécessite de gros moyens financiers dans un contexte de crise économique et financière du pays.

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